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Civilisation anglaise : Franc-maçonnerie en Grande-Bretagne, le 7/12/17

mardi 31 octobre 2017, par Webmestre

RV Jeudi 7 décembre 2017 en Salle Veillon 2ème étage - Maison des Associations d’Eaubonne

le thème : la Franc-maçonnerie en Grande-Bretagne

La franc-maçonnerie moderne « spéculative », par opposition à la maçonnerie de métier, dite « corporative », est née en Grande-Bretagne, plus précisément en Écosse et en Angleterre, avant de s’étendre très rapidement, au début du XVIII° siècle, à toute l’Europe puis, principalement par l’intermédiaire des colonies européennes, à l’ensemble du monde.

Origines…

Les confréries sont nombreuses, à la fin du Moyen Âge, à travers l’Europe. Elles veillent au respect des « Devoirs » des différents métiers. Le célèbre manuscrit Régius, qui date de la fin du XIVe siècle donne une bonne idée de ce que pouvait être la maçonnerie « opérative » de l’époque. Ces confréries sont cependant souvent mal vues par l’Église catholique romaine et surveillées de près par les pouvoirs royaux.

En Ecosse : Progressivement, les loges admettront parmi leurs membres quelques hommes importants, nobles ou membres du clergé, n’appartenant pas directement au métier. Notamment, à la Renaissance XVIe siècle qui enthousiasme l’Europe, des maçons italiens seront réunis avec les maçons écossais, régénérant ainsi les vieilles confréries sous une forme proche de celle des académies italiennes, ce qui eut, dit-on, beaucoup de succès. Elles se situent toujours à cette époque dans le cadre de corporations de métiers.

En Angleterre : les loges évoluèrent de la même manière à partir de 1607, sous la protection de l’Écossais Jacques Stuart, devenu roi d’Écosse et d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier en 1603, mais, cette fois-ci , le mouvement de modernisation alla beaucoup plus loin. En effet, à la Renaissance, on se passionnait pour les sciences et les arts, pour l’alchimie (la chimie n’existait pas encore) comme pour la mécanique céleste, pour l’hermétisme comme pour la philosophie classique.

En ce qui concerne la franc-maçonnerie, il semble que le tournant décisif se situe à la fin du XVIIe siècle. C’est ainsi par exemple qu’en 1703, lorsque la loge Saint-Paul de Londres décide de s’ouvrir aux « personnes de tous états qui voudront y prendre part »,

Peu de temps après la création du Royaume de Grande-Bretagne (1707) et l’arrivée au pouvoir de la Maison de Hanovre (1714), à l’occasion de la Saint-Jean, à l’été 1717, quatre loges de Londres connues sous le nom des tavernes dans lesquelles elles se réunissaient, « At The Goose and Gridiron »2, « At the Crown », « At the Apple Tree » et « At the Rummer and Grapes » constituent la première obédience maçonnique de l’histoire.

Ces constitutions, dans le contexte de l’époque, sont d’une remarquable ouverture, puisqu’elles permettent à des hommes de religions différentes (catholiques, anglicans et protestants) de travailler ensemble dans un véritable esprit de fraternité, à une époque où, à l’extérieur, l’intolérance religieuse est encore très loin d’être partout éteinte.